Répond à vos questions de communication

Comment Tiktok change le game des réseaux sociaux ?

On nous en a prédit des nouvelles plateformes qui allaient devenir le nouveau Facebook. Et à la fin ? C’est toujours Facebook qui gagne en rachetant, copiant ou éparpillant façon puzzle la concurrence.

Tiktok partait pour être un nouveau Snapchat : une appli pour les jeunes, un peu obscure pour les adultes. Ce qui finalement, garantissait mieux que tout autre chose, la pérennité de son succès auprès de son coeur de cible.

Quand soudain, les plus de 20 ans ont eu du temps. Beaucoup de temps (merci le confinement) et ont téléchargé l’appli en masse, pour s’occuper. Les plus de 20 ans ? Pas seulement. Des bébés aux grands-parents, tout le monde s’amuse sur Tiktok comme sur aucun autre réseau social. Mais pourquoi exactement ?

Voilà 5 raisons qui différencient Tiktok de ses concurrents.

Si vous avez manqué le début

Tiktok est une appli qui permet de réaliser des vidéos courtes à partir d’un smartphone avec des effets visuels et sonores. Chorés, sktechs, play-backs, lip-sync, défis. Il y en a pour tous les goûts. Ici soit on crée, soit on relève un challenge déjà existant.

1. Tiktokeur de mère en fille (et de grand-père à petit-fils)

Jusqu’ici sur les réseaux sociaux on se répartissait grosse maille par tranche d’âge, centre d’intérêt et usages. Les plus jeunes sur Snap, les plus de quarante sur Facebook etc… Et quand plusieurs générations sont présentes sur un réseau, ce sont dans des bulles différentes. Pas question de se croiser, à part dans les messageries privées dédiées à la famille sur Messenger ou Whatsapp. Pour le reste, chacun chez soi et les contenus seront bien gardés.

Jusqu’à Tiktok. Qui a démarré avec les early adopters que sont les moins de 20 ans. Puis qui a réussi l’exploit de faire le lien entre plusieurs générations. Des petits enfants font des chorés avec leurs papis, créent des comptes pour leurs mamies, des parents filment les retrouvailles grands-parents/petits-enfants, des ados relèvent des défis avec leurs parents.

Un phénomène que vous n’avez vu nulle par ailleurs. Les jeunes ont fuit Facebook parce que leurs parents y étaient. Les grands-parents ne sont pas sur Insta, etc…

Sur Tiktok, les générations se réunissent autour du fun.

Mayim Bialik (Big Bang Theory), par exemple est initiée aux chorés  Tiktok par son fils de 14 ans 😉 La vidéo est ici.

 

 

2. Pas de prise de tête

Avec un positionnement 100% divertissement, Tiktok a relégué au second plan la pression de l’image inhérente aux réseaux sociaux. Ici, la prime n’est pas à l’apparence mais à la performance. Ca change un peu le prisme et ça libère à la création de contenu.

Il ne s’agit pas de prouver qu’on est mannequin, chef pâtissier, maquilleuse professionnelle, startuper ou super busy. Mais de s’amuser à relever des challenges à son niveau, de débutant à expert.

La porte d’entrée est facile à trouver. Là où les gens se posent 15 000 questions avant un 1er post Linkedin ou Instagram, pour décoder ce qu’il convient de faire ou non.

Tiktok réussit 2 tours de force :

  • Amener sur sa plate-forme des cibles qui n’avaient jamais mis les pieds sur aucun social media
  • Ré-enthousiasmer des utilisateurs déconnectés ou passifs sur les autres réseaux pour les rendre actifs (voire super actifs) sur Tiktok

 

 

3. L’effet Kinder surprise

En passant d’un Tiktok à l’autre, on ne sait jamais à quoi s’attendre. On sait juste  que ce sera dynamique, court et divertissant. Et si on accroche pas à un Tiktok, un swipe suffit pour déclencher la lecture de la prochaine vidéo.

La spécificité du contenu proposé sur Tiktok ? Une succession d’expériences à vivre. Comme le proposait Vine à l’époque. Ce qui le rend plus excitant que d’autres social media et favorise un bon watch time.

4. La performance avant l’influence

Si Tiktok a bien ses influenceurs qui font du placement produit, il y a 2 différences majeures avec l’influence, telle qu’elle se pratique ailleurs :

  • Sur Tiktok le passeport pour l’influence s’obtient par la créativité
  •  Du coup, les opérations d’influence sont plutôt axées… sur la créativité

 

 

5. Le contenu avant le créateur de contenu

 

L’ergonomie et la navigation mettent l’accent sur le contenu, plus que sur les créateurs. Notamment :

  • Tiktok est un flux, on l’allume comme on allume la télé et le spectacle commence immédiatement
  • La navigation se fait en mode automatique, par le contenu sélectionné “Pour toi” par l’algorithme.
  • La page d’accueil de recherche met en avant des thèmes de contenus

Ce qui limite l’effet starification. Conséquence ? Les tiktokeurs ont le “j’aime” facile, si les contenus les plus spectaculaires ou drôles ont le meilleur engagement, il y a une vraie prime à la sincérité et à l’envie de participer. Qui rendent le réseau bienveillant… Et moins intimidant.

Et après ?

Au moment du déconfinement, les vidéos d’adieu à la plateforme des 30-40 ans se sont multipliées. D’autres sont restés. Il faudra refaire le point quand tout le monde sera retourné au bureau. Ce qui est certain, c’est que Tiktok amène une nouvelle écriture social media.

Ca pourrait vous intéresser aussi : Les tendances 2020 sur les réseaux sociaux